Arguments et Documents

Non, le 8 mars n’est pas « la fête de la femme »

(à qui on offrirait des roses ou du chocolat ou des promotions ce jour là !)

Le 8 mars est
la Journée Internationale
pour les Droits des Femmes

Officialisée par les Nations Unies en 1977, la Journée Internationale des Femmes trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote.
C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de militantes préparent des manifestations, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes.
La Journée internationale des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.

L’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe et le monde occidental, au début du XXe siècle.
La création d’une « Journée internationale des femmes » est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire.
La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale pour les droits des femmes devient une tradition dans le monde entier.

Élections municipales et finances locales

La commune par la proximité de ses élus, reste l’espace où la démocratie peut le plus facilement s’exprimer. C’est à cet échelon que peuvent se construire les politiques publiques avec les gens et les forces vives des territoires, dans tous les domaines de la vie quotidienne.
Les élections municipales seront donc l’occasion pour les citoyens d’exprimer leur attachement à leur commune, de conquérir de nouveaux droits et d’imposer des réponses concrètes aux urgences écologiques, sociales et démocratiques.

Une demande du patronat

Les gouvernements libéraux successifs n’ont eu de cesse de réduire le rôle et la capacité à agir des communes. Une proposition va grandissant au sein de l’exécutif via le pacte productif, qui entend s’attaquer aux impôts de production, dont une bonne partie est levée par les collectivités territoriales.

Cette vieille proposition du Medef est portée par le ministre de l’économie Bruno Le Maire. « Je souhaite qu’une trajectoire de baisse des impôts de production d’ici à 2025 puisse être présentée par le président dans le cadre du pacte productif, et qu’elle démarre dès le prochain projet de loi de finances (2021) », répète Bruno Le Maire – mais c’est bien le chef de l’État qui a donné lui-même le signal de l’offensive lors de son fameux discours de clôture du grand débat.

La perte de toute autonomie fiscale réelle

D’un montant de 72 milliards d’euros annuels et acquittés par les entreprises, les impôts de production recouvrent des impôts sur la masse salariale (comme le versement transports ou la contribution sociale de solidarité des sociétés…). Mais le gros morceau est constitué par la fiscalité économique locale.

            Après la suppression de la taxe professionnelle sous Sarkozy, puis de la taxe d’habitation, cette fiscalité est quasiment un des derniers impôts locaux encore en vigueur. Sans ces impôts, 90 % du budget des communes dépendront de l’État qui prône une politique d’austérité. Autrement dit, les communes seront amenées réduire encore plus, et leur fonctionnement, et leur investissement, au détriment des habitants.

L’étouffement des communes

Cette menace ne peut rester dans l’ignorance de nos concitoyens au moment des élections municipales et communautaires. Elle doit être un des enjeux de ces élections en portant des élus au sein des ces instances qui vont informer, dévoiler et porter avec vous la riposte. Le destin des communes est au cœur de ces questions.

Dix mesures phares pour décarboner au niveau des communes et communautés de communes

Logo de l'organisation

Le « Shift Project » (Projet de Transition) est une association française créée en 2010. Ce laboratoire d’idées s’est donné pour objectif l’atténuation du changement climatique et la réduction de la dépendance de l’économie aux énergies fossiles.

Le Shift Project est soutenu par une association de bénévoles : The Shifters. Parmi les très nombreux travaux du Projet et des Shifters, nous avons retenu une publication particulièrement pertinente dans le contexte des élections municipales : le TOP 10 des mesures prioritaires pour décarboner une commune/intercommunalité.

Nous nous inspirerons de ces propositions et d’autres analogues, qui ont le mérite d’être précises, efficaces et justifiées par des analyses chiffrées, fondées sur des analyses scientifiques. Elles serviront à élaborer un programme de réduction de la dépendance aux énergies fossiles, adapté à notre ville et qui ne se borne pas à des simulacres de politique « verte », mais s’en prenne aux causes réelles du changement climatique et de la perte de biodiversité. La transition écologique indispensable ne peut plus se satisfaire de « poudre aux yeux ». Les véritables leviers sont connus, c’est sur eux qu’il faut agir. Nous reproduisons ci-après la « version courte » des 10 mesures prioritaires élaborées par les Shifters. La version détaillée est accessible sur le site Internet du Shift Project.

En guise de réponse à notre Maire…
… Une ville solidaire !

Il faut le dire une ville n’appartient pas à ses résidents du moment, car elle est une entité mouvante, évolutive. Elle se construit obligatoirement avec l’apport des habitants qui sont venus, qui viennent et qui viendront la faire vivre.

En aucun cas elle ne peut se développer en restant sourde aux grands enjeux de notre époque. Parmi les plus aigus : les biens communs comme l’eau ou les terres cultivables, la justice sociale comme le droit au logement, la proximité travail/résidence, la démocratie municipale…

Notre ville hélas ne se développe qu’autour d’un seul axe, toujours le même depuis plus de trente ans : l’acquisition individuelle de terrains à construire. Outre le fait qu’il engraisse les promoteurs/aménageurs, ce credo conduit à la spéculation foncière, à la disparition des réserves foncières, à la bétonisation et au bout du compte à l’entre-soi.

Un entre-soi choisi à travers une sélection par les revenus de plus en plus ouvertement assumée par les majorités de droite successives. L’absence de mixité sociale est crûment révélée par les fortes pénalités dont nous devons nous acquitter au détriment de possibles réalisations. Cette urbanisation égoïste est l’exemple le plus frappant de ce non-respect desdits enjeux actuels. De plus, préférer utiliser l’argent public pour payer les pénalités plutôt que de répondre aux urgences sociales est pour le moins (sans parler de gestion) un parti pris idéologique peu conforme aux valeurs humanistes.

Notre volonté est de donner du sens à notre démarche politique, en montrant qu’elle participe d’une vision de la ville, une vision qui place au centre un récit collectif. Il nous faut reconstruire ce récit collectif. Et dans ce récit les questions d’égalité, de liberté et de fraternité sont essentielles pour rompre l’isolement, les replis sur soi, les communautarismes ou encore l’entre-soi.

Notre liste « Décidons notre ville » se prononce contre le projet Oxylane/Décathlon envisagé dans notre Communauté de Communes du GPSL.

Le projet Oxylane c’est un grand complexe commercial, initié par Décathlon aux portes de Montpellier (route de Ganges sur la commune de St Clément de Rivière) sur 24 hectares de terres cultivées, de bois, de garrigue.

Le Collectif Oxygène regroupe des associations locales (dont AGT Saint Gély) qui luttent contre le projet Oxylane depuis 2014.

Le collectif a donc, depuis 6 ans, réussi à bloquer la construction d’un nouveau Centre commercial à 1 km de Trifontaine. Un projet inutile, car il y a suffisamment de centres commerciaux en périphérie de Montpellier et un projet destructeur d’espaces naturels et agricoles.

Par de multiples initiatives, recours judiciaires, pétition, réunions d’informations et mobilisations sur le terrain, le collectif a tenu en échec une redoutable coalition d’intérêts.

Si l’on veut nourrir une population urbaine croissante avec des produits locaux (et bio si possible) il faut préserver les terres fertiles qui disparaissent sous l’effet d’une urbanisation mal contrôlée.  D’autre part le modèle des grandes surfaces en périphérie, qui obligent à prendre la voiture, et qui détruisent les petits commerces de proximité, ce modèle est aujourd’hui en déclin et fortement remis en cause. Le projet Oxylane est donc à contre–courant.

Ce terrain est en limite de la Métropole, mais sur la communauté de communes du Grand Pic St loup. Donc officiellement la métropole ne décide rien ; par contre le département est concerné. Il ne commencera pas les travaux de voirie tant que les recours juridiques sont en cours.

Quel contre -projet pourrait être proposé ?

Des études ont été faites, concernant le terrain des fontanelles. Il est déjà cultivé et il est tout à fait envisageable de développer des cultures maraîchères, fruitières ou céréalières… De jeunes agriculteurs cherchent des terres…Mais la municipalité de Saint Clément de Rivière a déclassé cette zone agricole pour la rendre constructible aux entreprises commerciales.

« L’enquête publique sur le projet de SCOT Pic Saint-Loup Haute Vallée de l’Hérault qui s’est déroulée du 17 septembre au 19 octobre 2018 a vu un nombre exceptionnellement élevé de contributions exprimer une opposition résolue et très argumentée au maintien du projet Oxylane dans ce document d’urbanisme. Ces oppositions faisaient suite à la demande du Préfet de l’Hérault de retirer ce projet commercial, exprimée dans l’avis de synthèse des services de l’État. Mais en dépit de ces oppositions, la commission d’Enquête publique a estimé « légitime le maintien du projet Oxylane dans le projet de SCoT ». Elle a toutefois nuancé ses propos en émettant une recommandation « pour demander à la CCGPSL de prévoir, en cas d’annulation des autorisations accordées au projet Oxylane, que le SCoT soit modifié, afin de classer les terrains concernés en zone strictement protégée, en pleine cohérence avec ses objectifs. ») Ce faisant, la Commission d’Enquête a reconnu l’incohérence existant entre les objectifs du SCOT et le projet Oxylane.

Le 8 janvier 2019, les élus de la Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup ont approuvé le projet de SCOT, avec le maintien du projet Oxylane. Le Préfet, n’ayant pas formulé de remarques dans les deux mois qui ont suivi, le SCOT est devenu exécutoire le 9 mars 2019 »

Charte pour la transition écologique et l’alimentation durable :

« En marge de la réunion du pacte de Milan qui s’est tenue à Montpellier les 7 et 8 Octobre 2019, a été décidé la signature d’une charte pour la transition écologique et l’alimentation durable. Parmi les signataires se trouve Mr Laurent Sénet, Vice –Président de la Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup (CCGPSL).

Pourtant, cette signature est en totale contradiction avec les orientations du SCOT de la CCGPSL qui maintient contre l’avis de Mr le Préfet, le projet Oxylane dans ses objectifs de réalisation… »

(Voir le communiqué du collectif Oxygène : https://collectif-oxygene.fr/?cat=28)

Le rejet en première instance du recours contre l’arrêté préfectoral « loi sur l’eau » par le Tribunal Administratif de Montpellier le 21 janvier a été suivi du rejet en Conseil d’État du pourvoi déposé par l’association « Non au Béton » contre le permis d’aménager initial, le 30 janvier.
Les médias locaux ont titré la défaite du collectif Oxygène et le » feu vert pour le géant Décathlon »…
Pourtant rien n’est perdu, il reste encore des moyens pour continuer à s’opposer à la réalisation de ce projet commercial.

Voir l’article sur le site d’Oxygène : https://collectif-oxygene.fr/?p=2206

Si nous sommes élu-e-s nous utiliserons tous les leviers à notre disposition pour que les élus de la CCGPSL modifient leur position sur le projet Oxylane afin d’ être en plein accord avec la signature de cette charte. Les actes concrets doivent accompagner les intentions.

Plus d’informations sur le site du collectif Oxygène :

Site web : https://collectif-oxygene.fr

Facebook : https://is.gd/xUOTjy

Vous pouvez signer la pétition :

https://www.petitions.fr/contre_limplantation_du_village_oxylane_a_st_clement_de_riviere